Le CBE vous propose une série de bonnes pratiques et de comportements à adopter, qui consistent à réaliser des actions simples et peu coûteuses, lesquelles permettront de préserver et de restaurer les lacs et rivières.

 

La bande riveraine

La bande riveraine est une bande de végétation naturelle de 10 m ou de 15 m si votre pente est supérieure ou égale à 30 %. Elle marque la transition entre le milieu aquatique et le milieu terrestre. Elle est idéalement composée d’herbacées, d’arbustes et d’arbres indigènes. La bande riveraine est protégée en vertu de la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables. Par conséquent, toute intervention doit être en conformité avec la réglementation de votre municipalité.

La rive a de nombreuses fonctions :

Ombrage : La végétation de la bande riveraine limite le réchauffement excessif de l’eau en bordure du lac ou de cours d’eau.

Filtration : La végétation de la bande riveraine capte une grande partie des sédiments et des nutriments (phosphore et azote) qui arrivent au lac ou au cours d’eau par ruissellement, ce qui limite la croissance excessive d’algues et de plantes aquatiques dans les plans d’eau.
Rétention : La bande riveraine réduit la vitesse d’écoulement des eaux de ruissellement et favorise l’infiltration de l’eau dans le sol.

Érosion : La bande riveraine stabilise les berges. Elle limite l’érosion et les glissements de terrain.

Habitats : La rive des lacs et des cours d’eau est un milieu indispensable à la vie aquatique et terrestre. Elle offre habitat, nourriture et abri à la faune et la flore.
Pour assurer au mieux ses fonctions, une bande riveraine doit comprendre trois strates de végétation : des herbacées, des arbustes, et des arbres.
Il y a deux manières d’aménager une bande riveraine :

Le plus simple est de laisser aller la nature en cessant de tondre la partie de votre terrain qui longe un lac ou un cours d’eau (consultez votre municipalité pour connaître les distances à respecter). Cette action appelée renaturalisation a l’avantage de redonner naturellement au  milieu son caractère naturel par des espèces indigènes, et donc bien adaptées aux conditions du milieu que l’on retrouve chez vous.

L’autre méthode est la revégétalisation de la rive. Contrairement à la renaturalisation, il faut mettre la main à la pâte et planter herbacées, arbustes et arbres natifs du Québec.

Chaque année, en mai, le CBE organise une distribution de végétaux indigènes (arbres et arbustes) en vue de revégétaliser les bandes riveraines. Renseignez-vous !

Les activités permises sur les rives et dans le littoral sont restreintes.  Vous devez impérativement consulter votre municipalité avant d’entreprendre tout aménagement ou travaux dans cette partie de votre terrain.

 


 

Perturbations liées à la navigation : 
Lorsque les bateaux circulent près des berges, les vagues créées dans leur sillage entraînent de l’érosion, causant ainsi des dommages à l’environnement naturel, mais aussi aux propriétés riveraines.

En eau peu profonde (moins de 3 mètres ou 10 pieds), les turbulences créées par le système de propulsion remettent en suspension les sédiments du fond. L’eau est troublée, mais le phosphore contenu dans les sédiments est également relargué, ce qui accélère le vieillissement du lac et peut favoriser les floraisons d’algues bleu-vert.

D’autres parts, Les embarcations motorisées détruisent (et fragmentent) les herbiers aquatiques, détruisant ainsi les habitats des poissons. Ils créent des remous qui perturbent les poissons et autres espèces aquatiques (invertébrés, amphibiens, etc.).

La présence d’embarcation à moteur dans un lac favorise la prolifération des macrophytes et autres plantes aquatiques. En plus d’être favorisée par l’enrichissement de l’eau en nutriments (phosphore et azote), la prolifération est facilitée par l’impact des hélices de bateaux sur les plantes aquatiques. Les hélices viennent sectionner les plantes qui se reproduisent alors par bouturage dans le lac.

 


 

Pratiques respectueuses, un pas en avant !

Une des solutions pour minimiser l’ensemble de ces impacts est de naviguer avec respect.

Il est important d’être attentifs au déversement d’huile et de carburant dans le lac, mais aussi  de réduire sa vitesse pour causer moins de vagues qui éroderont les berges et dérangeront la faune, moins de perturbations qui brasseront les sédiments libérant le phosphore et qui affecteront l’habitat naturel et les frayères.

En restreignant la vitesse de navigation et en vous positionnant en eaux profondes, loin des rives, vous améliorez votre impact sur la santé du lac.  En restreignant la navigation à l’usage de moteurs électriques, vous réduisez l’impact de moteurs sur la qualité de l’eau (rejets) , et la faune (rejets, bruits). Enfin, en restreignant l’usage d’embarcations uniquement non motorisées, vous réduisez votre impact sur la prolifération de la flore aquatique et sur l’eutrophisation de votre plan d’eau.

Afin de diminuer l’effet des embarcations motorisées et de permettre une meilleure cohabitation entre plaisanciers et riverains sur le lac, il est fortement suggéré d’adopter un code d’éthique à caractère obligatoire qui répond à la majorité des problèmes occasionnés par les embarcations motorisées. Celui-ci inclut les règlements fédéraux en vigueur, des règles de conduite concernant l’utilisation des bateaux à moteur et des stratégies de recommandations pour minimiser l’effet des vagues des bateaux, diminuer le bruit et protéger l’environnement.